L’art se mur-mur

Vos murs comme support d’expression aux artistes !

Plusieurs murs seront peints par des artistes locaux.
Dans le cadre de la 20e édition de son festival des cultures urbaines, du 31 octobre au 5 novembre, la Ville de Pessac a  convié les propriétaires à répondre un appel à projets graffiti pour la décoration de leur mur. Plusieurs murs ont été sélectionnés et  vont être peints par des artistes locaux.
A suivre à l’automne.

 

Présentation des 2 artistes sélectionnés :

Jean Rooble

Jean est un graffeur autodidacte né à Versailles en 1981, il grandit à Bordeaux où il vit et travaille.

Baigné dans la culture hip-hop depuis le début des années 90, il commence le graffiti en 1999. Il travaille d’abord le lettrage, puis le personnage, et se fait rapidement remarquer. En 2008, il décide de se consacrer entièrement à son art et créé l’association Les Frères Coulures.

Depuis 2011, il co-organise et participe aux expositions Transfert, aux Vivres de l’Art, dans l’ancien commissariat Castéja et dans l’ancien Virgin Megastore de Bordeaux.

Il est également un membre fondateur de l’association du même nom.

Fasciné par le clair/obscur, il exalte la lumière par un travail sans cesse renouvelé de la couleur et la recherche de contrastes forts. Entre illustration et réalisme, il explore dans ses œuvres des thèmes universels et humanistes, laissant exprimer, parfois crûment, sa sensibilité et son besoin de mettre l’humain face à lui-même.

De par sa pratique il s’implique dans de nombreuses actions culturelles telles que l’animation d’ateliers, la réalisation de prestations, l’organisation d’événements ou les échanges culturels internationaux.

Pour la 20ème édition du festival Vibrations urbaines, le graffeur revient dans le cadre de l’appel à projets l’Art se Mur-Mur. Il réalisera une fresque au cabinet de pédiatrie, 88 avenue pasteur à Pessac, du 11 au 15 septembre (10h-18h).

 

Rouge

L’artiste a suivi un parcours universitaire et un parcours en école d’art dont elle est sortie en juin 2014 avec pour recherches principales : le lieu appropriable, la marche, et la précarité urbaine. Rouge est bordelaise depuis plusieurs années et s’épanouit dans cette ville.

Rouge naît avec l’adolescence dans les marges de ses copies, puis elle s’émancipe du papier pour s’essayer aux murs. Ni vandale, ni graffitiste, c’est par impulsion contextuelle que Rouge s’exprime sur les murs des villes, cherche un public, supprime la latence entre l’instant de l’atelier et l’instant d’exposition. Citadine ontologique et convaincue, je cherche le vert trottoir, la fable, la mythologie latente dans l’identité d’une rue, d’un quartier.

Contextuelle et fondamentalement engagée politiquement Rouge travaille essentiellement par collage, installations ou performances dans l’espace public. Places, lieux destinés à des reconfigurations urbaines imminentes, contes de quartier sont les théâtres de ses interventions, parfois furtives, parfois plus spectaculaires. Qu’il s’agisse de sculpture éphémère, de parcours bricolé, de mobilier urbain alternatif au dissuasif, de collage figuratif ou de protocole de déplacements ou de dérives, le but est toujours un peu le même : déplacer le regard par le biais de petites fables, souvent imprégnées de violences délicates et de littérature un brin obsolète, ouvrir un interstice dans un espace quadrillé, plaider l’option de la poésie, fabriquer des oasis d’un instant dans le désert.

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