Fresque de Sismikazot

Les deux artistes Sismikazot ont réalisé deux peintures dans le cadre de cette vingtième édition. Le festival les a invité à travailler autour de l’architecte Le Corbusier et de la cité Frugès située au Monteil à Pessac et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La première peinture se situe côté voie ferrée au tout début de la gare de Pessac en venant de Bordeaux. Cette partie abstraite est leur vision de la cité Frugès et celle des habitants de Pessac que les artistes ont sondés. Certaines lignes d’architecture sont reprises et on peut distinguer la toiture terrasse, les fenêtres en bandeau et l’escalier blanc que l’on retrouve dans la cité de Pessac.

Toutes les phrases inscrites sont des témoignages de passants Pessacais qui leur ont donné leur point de vue. Nous retrouvons bien sûr dans cette peinture les couleurs utilisées par Le Corbusier. Le cadre noir, souvent utilisé dans les peintures de Sismikazot fait ici aussi une référence à l’amour que l’architecte avait pour les angles droits.

La seconde fresque avec l’élément figuratif est la fresque principale. La question que tout le monde se pose. Qui est cet homme ? Est-ce un Pessacais ? Dans un premier temps quel homme vivant à Pessac pourrait faire l’unanimité et aurait une légitimité à être peint à Pessac ? A leurs yeux aucun. Sismikazot peignent essentiellement des personnes vivantes et leurs propres photos. Cette chose est très importante pour eux, primordiale dans leur démarche artistique. Ils ne pouvaient pas représenter l’architecte sachant qu’il est mort. L’homme que les artistes ont fait, représente alors une action, un sentiment. Il est assis sur un banc et pourrait être dans ce que l’on imaginerait un « sas de décompression ». Il est ici entre sa journée de travail et le moment où il va rejoindre sa famille après une longue et difficile journée de travail.
Il a la cité Frugès dans son dos et on pourrait l’imaginer en train de faire le vide face à un mur blanc. Une action est un moment de méditation qui était cher à Le Corbusier et qu’il a mis en place dans certaines habitations. Sismikazot voulaient un homme d’un certain âge qui a travaillé toute sa vie en tant qu’ouvrier. Le Corbusier voulait une accessibilité au logement à tous. C’est aussi un clin d’œil à ça. Et pour Sismikazot, le fait de peindre dans la rue, est aussi une référence à leur art qui est accessible à tous, ouvert à tous, visible par tous et qui ne s’adresse pas à une catégorie de gens en particulier.

Ils ont choisi comme titre « ENTRE DEUX MONDES » pour des centaines de raisons. La première ce passage entre la journée de travail et la maison. Assis sur son banc le personnage est clairement entre deux mondes… Entre deux villes, deux frontières, deux personnes. C’est aussi une fresque située exactement sur la voie ferrée qui séparent Pessac en deux parties. Leur cœur et leur vie balancent souvent entre deux mondes, leur vie artistique et leur vie personnelle…

www.sismikazot.com | Facebook/sismikazot | Instagram/sismikazot

PHOTOS DES FRESQUES RÉALISÉES PAR SISMIKAZOT

Merci à sismikazot pour les photos !

PHOTOS  DE LA FRESQUE EN COURS DE RÉALISATION

X